|
 |
 |
 |
Des restaurations seront prochainement entreprises faisant ainsi renaître ce laboratoire de connaissances de notre fondateur. Il est intéressant de comprendre comment de par le passé étaient manipulées les collections et avec quels égards et minutie on les approchait. En effet, le travail dans les salles du Musée et l’étude des collections étaient soumis à des règles aussi strictes que celles qui régissaient la bibliothèque. Les copistes n’étaient autorisés qu’à des heures et jours fixés par la Commission : ils ne devaient pas déplacer les tableaux. En 1852, le respectable abbé Terris ayant voulu étudier les sceaux et cachets du Musée, on lui imposa l’obligation de ne les examiner de près et de ne prendre des empreintes que sous la surveillance constante de Binon, attaché à la Bibliothèque. Quant au** médaillier**, les numinastes se plaignaient souvent de son peu d’accessibilité ; l’un deux, Charvet le fit avec tant de violence qu’on le poursuivit en diffamation ; par contre, Carpentier, auteur d’études sur le monnayage de Provence, se plut à reconnaître les facilités qui lui avaient été accordées. On ne pouvait pas photographier, encore moins, c’était plus naturel, faire exécuter des moulages, sans une délibération spéciale de la Conseil d'Administration
|
|
|